Tout petit prince et Toute petite princesse

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Il était une fois une princesse toute petite avec des tout petits pieds, des toutes petites jambes, des tout petits bras et des toutes petites mains. D’ailleurs elle s’appelait Toute petite princesse. Ce n’était pas son vrai nom mais elle exigeait de tous qu’on l’appelle ainsi. La Reine et le Roi n’échappaient pas à cette règle. En revanche, cette toute petite princesse avait une voix aigüe très puissante, étonnante, avec laquelle elle criait souvent, et même à tous bouts de champ. : « Moi, je veux! » Lorsqu’elle désirait quelque chose.

« Moi, je veut de la purée ! », ordonnait-elle « Oui Toute petite princesse.», s’empressaient-on de lui répondre.

« Moi je veux le plus gros nounours de la Terre. », décidait-elle.

-Mais oui, bien sûr Toute petite princesse »

« Moi, je veux un pommier, moi je veux des souliers arc-en-ciel, moi je veux des marshmallows. » On lui répondait toujours: « Oui, Toute petite princesse, tout de suite Toute petite princesse. »

D’où venait cette habitude, cette règle ? De la Toute petite princesse évidement.

Pourquoi ? Ça, personne ne savait.

 

Non loin de là, dans le royaume voisin, vivait un prince tout petit avec des tout petits pieds, des toutes petites jambes, des tout petits bras et des toutes petites mains. D’ailleurs il s’appelait Tout petit prince, c’était le nom qu’il s’était choisi et il exigeait de tous qu’on l’appelle ainsi. La Reine et le Roi devaient eux aussi suivre cette règle. En revanche ce tout petit prince avait une voix aigüe très puissante, étonnante, avec laquelle il se mettait à crier, souvent et même à tous bouts de champ. : « Non ! »

Lorsqu’on lui disait : « Tout petit prince, il faudrait venir manger. » « Non ! », s’empressai t-il de répondre.

« Tout petit prince, il faudrait ranger votre chambre. »

– Non ! » hurlait-il.

« Venez on y va. »

– Non !

« C’est l’heure de prendre votre bain Tout petit prince. »

« Non et non! »

Il en allait ainsi pour tout ce qu’on lui demandait.

D’où venait cette habitude, cette règle ? Du Tout petit prince assurément.

Pourquoi ? Ça, personne ne savait.

 

Un jour, la Toute petite princesse dit : « Moi, je veux me promener ! »

Alors les parents de la toute petite princesse se rendirent chez les parents du tout petit prince. Ils ne s’étaient pas vus depuis très longtemps, depuis le temps où ils n’avaient pas d’enfant. Ils étaient très heureux de se revoir pour discuter et partager un goûter ensemble.

Tout petit prince accueillit la famille de Toute petite princesse en compagnie de ses parents.

Pendant que les Rois et Reine allèrent dans le grand salon du château, contents de se retrouver, les enfants restèrent dehors, bien décidés à ne pas faire comme leurs parents.

 

Toute petite princesse s’exclama très fort comme à l’accoutumé: « Moi, je veux trois cents marshmallows. »

Immédiatement, de sa voix habituel Tout petit prince lui dit: « Non. »

– Si, moi je veux »

– Non ! »

Toute petite princesse se frotta vigoureusement les yeux puis les ouvrit grand. Devant elle se tenait quelqu’un qui lui refusait quelque chose. Alors elle répéta très fort : « Moi, je veux trois cents marshmallows. » Tout petit prince répéta : « Et moi je te dit que non. »

« Appelle quelqu’un d’autre, moi je veux quelqu’un d’autre qui me donne mes trois cents marshmallows. »

– Non »

 

Interloquée la Toute petite princesse s’approcha pour regarde cet inconnu de plus près, puis elle hurla à nouveau: « Moi, je veux trois-cents marshmallows et que ce garçon se taise ! »

-Non, tu ne les auras pas et je ne me tairai pas !

 

Tandis que leurs parents prenaient un bon goûter, Tout petit prince et Toute petite princesse restèrent ainsi dehors tout l’après-midi. Peut-être qu’ils y sont encore.

 

Calendrier 23 décembre

Chez Palina

C’est l’histoire d’un flocon

nain

Les frères Flocons

Dans un jardin, peu avant l’hiver, la neige se met à tomber en milliers de flocons. Il fait très froid, les pétales des fleurs et les branches des arbres frissonnent. Le paysage se retrouve vite tout blanc, de la tête aux pieds. Les flocons ne cessent de tomber. Dans ce ballet tourbillonnant, un flocon tombe nez à nez avec son frère aîné déjà arrivé. Ils ne se sont pas vus pendant la descente et sont très heureux de se retrouver parce que c’est un bel endroit pour s’amuser! Ils décident de découvrir ensemble ce nouveau terrain de jeu plein de promesses. Ils commencent à se cacher, tantôt à la cime d’un arbre, tantôt derrière l’écorce d’un tronc. Entre deux buissons ils se faufilent, près d’un cerisier il se chatouillent, puis ils glissent sur des toboggans de feuilles, d’étage en étage, pour se retrouver sur le dos d’un chaton où ils jouent à saute mouton. Puis d’un bond ils arrivent sur la branche basse d’un gros sapin, tout prêt d’un nain de jardin. La branche est alors secouée, d’abord un petit peu, puis de plus en plus fort, si fort qu’ils tombent sur le nez d’un nain de jardin qui, agacé, les pousse d’un revers de la main. Dans ce saut de géant, impressionnés, ils se collent et se serrent très fort l’un contre l’autre pour atterrir dans un pot de terre. Les jeux prennent fin et ils s’y sentent tellement bien, épuisés, qu’ils s’assoupissent jusqu’au lendemain.

Le matin arrive, devenus gouttes s’évaporant dans l’air, ils s’en retournent chez eux, là-haut, dans un nuage floconneux.

Calendrier 21 décembre

Chez Palina la nostalgie nous gagne:

Rappelle toi, une odeur, un parfum

odeurs

L’odeur des saisons

Les pluies de fin d’après-midi quand on ferme les volets

Les fleurs offertes en sourire avant de se dire au revoir

Les châtaignes qui cuisent et la buée sur la vitre

La fumée du feu qui crépite et qui s’invite dans tes vêtements

Des souvenirs  qui s’éveillent une fois l’an en me prenant au dépourvu

Et qui, d’année en année, se gonflent un peu plus d’émotion

En venant remplir toujours un peu plus le flacon des souvenirs

calendrier 16 décembre

Palina nous propose:

Vous êtes transformé en bestiole pour 24h!

Comme elle dit: bzzzzzz

chapeau melon

Je suis un bourdon

Sous mon chapeau melon je fredonne des chansons

Bourdon une journée entière je peux rouler les r

En bourdonnant dans les airs je salue les passants

En vibrant de mes ailes

En butinant tendrement

 

Bourdon éphémère

Parenthèse passagère

Qui prend fin

Adieu vibrantes ailes, adieu chapeau melon

Retour à la raison