en classe avec l’album « Sur ma langue »

Voici quelques propositions d’activités sur l’album, activités d’observation ou activités plus créatives et ouvertes afin de laisser libre cours à l’imagination.

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discrimination visuelle

le puzzle de la couverture

cherche les éléments sur la langue du caméléon

C’est la nuit, la bulle

texte et image, les détails

graphisme

des bonbons à l’intérieur du paysage

à partir de chaque cerf-volant

les poissons volants 

coloriage rythmé

dessin

dessin sur la langue du caméléon

décoration de la chambre

la silhouette en jardin

écrit

Replace les mots qui composent le titre

Pense aux mots que tu aimes

Imagine que tu écris une lettre

des mots identiques

art

Le caméléon

Fond   craie grasse et encreGabarit caméléon de la couleur de la craie avec graphisme

Branche en crépon

Pompon pour l’œil

Chenille pour la langue

Cadre en papier déchiré de la couleur du caméléon

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La nuit blanche du nuage

Chez Palina Charabia chaque fin de mois de cette année 2018 on se fait plaisir en proposant un texte ou une illustration. La proposition de mars:

C’est l’histoire d’un nuage et d’un géant.

nuage nuage….. Et barbe de géant ne font pas forcément bon ménage!

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Une nuit, un nuage passe très près de la tête d’un géant. Il passe si près qu’il atterrit malgré lui dans la barbe du dormeur.

 

Le nuage voudrait continuer sa balade nocturne mais… Zut ! Il est coincé dans la barbe.

Il a beau remuer, gigoter, ou tournicoter, il s’emmêle de plus belle et se retrouve ligoté.

 

Le géant ronfle et agace. Il siffle et souffle sur le nuage insomniaque. « Inspirez… Expirez…  Quel dormeur gênant ! », ressasse de guerre lasse le nuage éveillé.

 

Alors, pour ne pas déranger les oiseaux qui finissent leur nuit, le nuage, somnolent à moitié, dans sa barbe dit:

« Vous n’avez pas fini ? Malpoli.»

 

Nouveauté de printemps!

Roulement de tambour pour  l’album 

Sur ma langue 

à paraître le 10 avril!

Sur le bout de ma langue j’ai un tas de bidules
Un morceau de poivre qui pique très fort
Un vieux chewing-gum qui fait des bulles
Et un secret qui s’accroche encore

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Autrice: Cee Cee Mia

Illustratrice: moi-même

On peut dès à présent le commander ici

 

 

Un éléphant en récré

C’est la graine d’idée de février avec Bénédicte, Palina Charabia entre autres:

Si tu pouvais avoir un super-pouvoir, lequel choisirais-tu ? 

Ici, pouvoir de l’imaginaire, à deux pas de chez soi!

 

06 et 07 éléphants

Ce soir, comme tous les soirs, Ursule raconte sa journée d’école à Papa et à Maman. Ce soir, Ursule raconte une drôle d’aventure. Écoutez plutôt :

« Ce matin à l’école Sylvain a amené son nouvel ami l’éléphant. Il est tout gris et il est très fort. »

Papa demande : « il est entré dans la classe ?

– Oh non ! , dit Ursule, il est bien trop grand pour entrer dans une classe. Il a attendu sagement dans la cour jusqu’à l’heure de la récréation. Quand on est sorti dehors, il avait l’air tout intimidé. Je ne savais pas qu’un éléphant ça pouvait être timide. Sylvain nous a prévenu : « Pour lui parler, il faut chuchoter, sinon il peut avoir peur. »

– Tu lui as parlé doucement alors? intervient Maman.

– Oui, en murmurant j’ai demandé à l’éléphant : « Ça va ? Tu es content d’être avec nous ?», il a fait oui avec la tête. Puis il a regardé à droite, à gauche, il avait l’air heureux de nous voir. Il a souri, on a bien vu ses dents quand il a souri. Juliette a proposé qu’on joue avec lui.

– À quoi avez-vous joué? demande Maman.

– L’éléphant s’est mis à plier ses deux pattes avant puis il s’est penché et on s’est mis à la queue leu leu pour grimper sur son dos très haut. Sa trompe est devenue un toboggan.

– Ça devait être un drôle de toboggan, dit Papa.

– Oh oui, dit Ursule, c’était amusant. Sur la trompe de l’éléphant on a glissé en se mettant sur le dos, tête en avant et sur le ventre aussi.

Après l’éléphant s’est redressé sur ses quatre pattes quand plus personne n’était dessus. Puis on s’est donné la main tout autour de lui et on a inventé une ronde aussi ronde que ses oreilles. On a tourné dans un sens puis dans l’autre, de plus en plus vite et « bam » tout le monde est tombé par terre.

« Ça n’a pas fait peur à l’éléphant ? », demande Papa.

– Non, dit Ursule, il a ri en barrissant comme ça : «  Brrrroa, brrrrrrrrrroa !

Ensuite il a fait la statue, comme celles de la rue, sans bouger du tout. Puis il s’est mis en pont et nous a dit : « passez dessous les petits loups.» dans son langage d’éléphant.

Après Juliette et Firmin sont allés chercher un grand seau rempli d’eau, car un éléphant ça doit boire beaucoup.

Il a commencé à boire, puis sans prévenir il s’est mis à souffler fort. Il a aspergé tous les enfants de la cour. On s’est retrouvés tout ruisselants d’eau.

 

Quand la récréation s’est terminée la maîtresse a dit au revoir à l’éléphant, on lui a fait des grands signes. On est rentré et lui est parti.

« Par où il est parti ? » demande Papa.

– Par le portail, Pardi !

 

 

Un pré irlandais

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C’était  un pré qui prenait la pluie tout l’automne et qui appelait la douce averse l’été.

C’était un  pré toujours mouillé qui se situait près de Galway. Les pieds nus s’y enfonçaient et l’herbe folle chatouillait jusqu’aux mollets.

Seuls les moutons comptaient avec fierté leurs pas de loup sans se tromper, leur sauts de moutons sans s’enrhumer. La première fois que je m’y rendis je fus très surpris car les moutons y bêlaient, les moutons y paissaient mais le plus étonnant est que les moutons y tricotaient.

De leur laine ils confectionnaient des paires de chaussettes par milliers: pour les enfants qui trottinaient, pour les bergers qui les gardaient ou pour tous les marcheurs égarés.

On venait de très loin pour explorer ce pré irlandais car jamais on n’avait vu ailleurs de joyeux moutons tricoteurs. Les aiguilles, tic tac tic tac, faisaient le bruit de tant d’horloges que les oiseaux n’approchaient guère.

Si par bonheur vous ne craignez ni les intempéries ni les forts cliquetis, rendez-vous y, c’est un bon conseil d’ami.

 

 

« Qui veut un cahier, un beau cahier couleur de terre ?

arbre07 copie« Qui veut un cahier, un beau cahier couleur de terre ?

Un beau cahier couleur d’écorce, couleur de peau d’arbre millénaire ? Brun clair, changeant de teinte à la lumière, changeant de ton à chaque saison. C’est un cahier qui aime qu’on lui raconte des histoires, des histoires de toutes sortes, pourvu qu’elles existent dans le monde des histoires.

Ce cahier vous accompagnera, n’hésitez pas, vous qui aimez rêver chaque jour de l’année. Ce cahier ne vous quittera jamais, très fidèle, c’est dedans que vous écrirez. Avec un crayon à papier ou un stylo d’encre colorée, les mots arriveront au gré de vos besoins.

Qui veut un cahier, un beau cahier couleur de terre ?

Un beau cahier couleur d’écorce, couleur de peau d’arbre millénaire ?

Ce n’est pas grand chose pourtant, un cahier, mais suffisant, pour ne plus toucher terre et rencontrer des peuples par milliers. Une suite de pages griffonnées et vous voilà sur des montagnes enneigées. On tourne la page et déjà le regard s’égare jusque dans les forêts très denses. Ou simplement vous pourrez vous rendre dans un tout petit jardin de rien du tout. Tout un monde naîtra sous vos yeux.

Tenez, c’est pour vous. Bon voyage. »

défi plume 2018

Avec les copains de plume nous revoilà avec un challenge mensuel, des graines d’idées pour écrire. Tout le monde peut s’y mettre, plus on est de plumes plus c’est léger!

N’hésitons pas, une année de fantaisie, d’écriture, pour se faire plaisir. À partir d’un mot, d’une expression.

Les défis mensuels et les différents textes seront réunis chez Palina Charabia

Pour démarrer l’année

Raconte une première fois

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Stéphan regarda à droite puis à gauche, il n’avait jamais vu de surface verte comme celle- ci, gélifiée, immense, sur laquelle il ne semblait pas y avoir d’issue.

Cela faisait déjà une bonne demi-heure qu’il marchait. Il se dit qu’il avait eu la très mauvaise idée de se lancer seul, sans sa sœur Mila et sans ses deux cousins. Planète bonbon ne signifiait pas planète sans danger. Il allait rencontrer des difficultés s’il ne trouvait pas rapidement un des bords de ce bonbon crocodile.

Malgré tout il avançait, sans faire de halte, en prenant soin de ne pas déraper. Ce n’était ni l’endroit ni le moment de se tordre une cheville. Très tenté par le parfum sucré, Stéphan se retint cependant de goûter car le temps de regagner les bords de ce terrain insolite, il aurait sans doute plus soif qu’autre chose et Mila avait la gourde. Toutefois, il avait dans son sac à dos du matériel utile lorsque la descente serait possible: un petit marteau, un piton et une corde. Il portait aussi sa montre au poignet. Elle indiquait quatorze heures quarante. Tout ceci lui rappela soudain sa promenade sur la dune du Pilat. La traversée des presque trois kilomètres sur la plus haute dune de sable d’Europe correspondait à une marche de huit kilomètres sur la terre ferme. À combien de kilomètres pouvait-on évaluer une marche de trente minutes sur ce bonbon géant ? Perdu dans ses calculs, Stéphan arriva comme par magie au bord du bonbon vert. C’était très impressionnant. Il pouvait apercevoir le paysage multicolore résultant de la présence de multiples friandises. Alors il sortit tout son matériel de son sac, planta son piton, fixa sa corde et entama la descente comme sur un mur d’escalade. Ses pieds étaient dorénavant collants. À mi-chemin, il commençait à avoir franchement soif, mais il continua à descendre sur ce drôle de mur gélifié sans s’arrêter. Enfin, quelle ne fut pas sa joie lorsqu’il sentit le sol sous ses pieds ! Il entendit alors la voix de sa sœur Mila qui venait à sa rencontre: « Stéphan, enfin te voilà, on a vraiment eu peur ! Mais quelle idée t’a pris de partir sans nous ?» dit Mila en colère.

«  Je suis désolé, je n’imaginais pas que ça allait être aussi dur. » dit Stéphan.

– Mais tu sais bien que sur toutes les planètes que nous explorons, on se déplace ensemble ! En-semble ! »

«  Je te promets Mila, la prochaine fois je ne vous quitterai pas d’une semelle. Par où es-tu arrivée ?

– Par le côté ouest, dit-elle en lui tendant une gourde, on a fini tout le trajet sur la spirale du réglisse, tu as été plus rapide que nous. Les cousins sont encore là-bas.

Stéphan but une grande gorgée d’eau et souffla d’extase.

– Enfin, dit Mila, d’un air soulagé je suis contente que tu sois arrivé.

Stéphan regarda sa montre. « Il est déjà quinze heures dix, il faudrait peut-être regagner notre vaisseau ? »

– Oui, rejoignons les autres, ils doivent être morts d’inquiétude.

Les deux enfants se mirent à courir entre les friandises géantes, puis retrouvèrent leurs deux cousins.

« Oh Stéphan, enfin !» crièrent-ils en lui donnant une tape amicale sur l’épaule.

« Il est temps de partir, dépêchons-nous » dit Mila en s’adressant à ses cousins.

Sans plus attendre les quatre enfants filèrent jusqu’à leur vaisseau. Rapidement ils grimpèrent dedans, la porte se referma puis on entendit un vrombissement de moteur. Bientôt le vaisseau décolla et s’envola au loin.

 

 

Tout petit prince et Toute petite princesse

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Il était une fois une princesse toute petite avec des tout petits pieds, des toutes petites jambes, des tout petits bras et des toutes petites mains. D’ailleurs elle s’appelait Toute petite princesse. Ce n’était pas son vrai nom mais elle exigeait de tous qu’on l’appelle ainsi. La Reine et le Roi n’échappaient pas à cette règle. En revanche, cette toute petite princesse avait une voix aigüe très puissante, étonnante, avec laquelle elle criait souvent, et même à tous bouts de champ. : « Moi, je veux! » Lorsqu’elle désirait quelque chose.

« Moi, je veut de la purée ! », ordonnait-elle « Oui Toute petite princesse.», s’empressaient-on de lui répondre.

« Moi je veux le plus gros nounours de la Terre. », décidait-elle.

-Mais oui, bien sûr Toute petite princesse »

« Moi, je veux un pommier, moi je veux des souliers arc-en-ciel, moi je veux des marshmallows. » On lui répondait toujours: « Oui, Toute petite princesse, tout de suite Toute petite princesse. »

D’où venait cette habitude, cette règle ? De la Toute petite princesse évidement.

Pourquoi ? Ça, personne ne savait.

 

Non loin de là, dans le royaume voisin, vivait un prince tout petit avec des tout petits pieds, des toutes petites jambes, des tout petits bras et des toutes petites mains. D’ailleurs il s’appelait Tout petit prince, c’était le nom qu’il s’était choisi et il exigeait de tous qu’on l’appelle ainsi. La Reine et le Roi devaient eux aussi suivre cette règle. En revanche ce tout petit prince avait une voix aigüe très puissante, étonnante, avec laquelle il se mettait à crier, souvent et même à tous bouts de champ. : « Non ! »

Lorsqu’on lui disait : « Tout petit prince, il faudrait venir manger. » « Non ! », s’empressai t-il de répondre.

« Tout petit prince, il faudrait ranger votre chambre. »

– Non ! » hurlait-il.

« Venez on y va. »

– Non !

« C’est l’heure de prendre votre bain Tout petit prince. »

« Non et non! »

Il en allait ainsi pour tout ce qu’on lui demandait.

D’où venait cette habitude, cette règle ? Du Tout petit prince assurément.

Pourquoi ? Ça, personne ne savait.

 

Un jour, la Toute petite princesse dit : « Moi, je veux me promener ! »

Alors les parents de la toute petite princesse se rendirent chez les parents du tout petit prince. Ils ne s’étaient pas vus depuis très longtemps, depuis le temps où ils n’avaient pas d’enfant. Ils étaient très heureux de se revoir pour discuter et partager un goûter ensemble.

Tout petit prince accueillit la famille de Toute petite princesse en compagnie de ses parents.

Pendant que les Rois et Reine allèrent dans le grand salon du château, contents de se retrouver, les enfants restèrent dehors, bien décidés à ne pas faire comme leurs parents.

 

Toute petite princesse s’exclama très fort comme à l’accoutumé: « Moi, je veux trois cents marshmallows. »

Immédiatement, de sa voix habituel Tout petit prince lui dit: « Non. »

– Si, moi je veux »

– Non ! »

Toute petite princesse se frotta vigoureusement les yeux puis les ouvrit grand. Devant elle se tenait quelqu’un qui lui refusait quelque chose. Alors elle répéta très fort : « Moi, je veux trois cents marshmallows. » Tout petit prince répéta : « Et moi je te dit que non. »

« Appelle quelqu’un d’autre, moi je veux quelqu’un d’autre qui me donne mes trois cents marshmallows. »

– Non »

 

Interloquée la Toute petite princesse s’approcha pour regarde cet inconnu de plus près, puis elle hurla à nouveau: « Moi, je veux trois-cents marshmallows et que ce garçon se taise ! »

-Non, tu ne les auras pas et je ne me tairai pas !

 

Tandis que leurs parents prenaient un bon goûter, Tout petit prince et Toute petite princesse restèrent ainsi dehors tout l’après-midi. Peut-être qu’ils y sont encore.