Défi écriture chez Palina Charabia

juin: Même pas peur

« Tu continues ton histoire? »

Ce mois-ci la petite Éléonore, qui aime écouter mes morceaux de textes en cours et mes comptines en chantier, a proposé quelques éléments qu’on retrouve dans la petite aventure de mon escargot: il s’appellera Gérard, il retrouvera sa famille et pour le transporter mes moustiques utiliseront leurs ailes. Voilà:

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L’ Escargot Gérard est un escargot rare qui, un jour de pique-nique familial, part faire une petite virée sans brassard sur un radeau grenouillard se baignant dans l’eau de la mare.

Flotte, flotte sur un radeau.

Plouf! L’escargot tombe à l’eau! Le radeau file, l’escargot se fait de la bile. Car un escargot dans l’eau c’est plutôt pas rigolo. Les escargots de gouttière ou de clairière peuvent aller sur un grand vélo, sur un long canot, sur un petit cadeau, sur la lame d’un couteau, sur un gros cactus plein de puces. Cependant les escargots ne peuvent pas aller dans l’eau. Ne sachant pas nager, ils peuvent se noyer.

Alors Gérard sans brassard, qui pourtant n’est pas froussard, crie de toutes ses forces: « Au secours! Au secours. Je ne sais pas nager. À l’aide! Appelez mes amis ! Appelez ma famille! »

«Pff, personne ne viendra » se dit-il, pensant que personne ne peut l’entendre puisque personne ne répond.

Ni ses amis.

Ni sa famille.

Mais heureusement les moustiques de la mare, eux, l’entendent crier comme un putois.

Ils sont deux, puis cent, puis mille à venir à son secours.

« Oh la la, pauvre escargot, ne t’inquiète pas, prévient Janick, le plus athlétique des moustiques, mes cousins et moi on a l’habitude ! Nous avons sauvé des petits escargots gris et des gros escargots costauds. Surtout ne bouge plus. Dis-moi, tu n’as pas le vertige au moins?

– Pas du tout, murmure Gérard, j’ai juste peur dans le noir.

Alors les mille moustiques portent l’escargot sur leurs deux mille ailes puis l’emmènent en musique à travers le ciel jusqu’à sa famille qui le cherchait partout.

Quand ils aperçoivent leur enfant, les parents de l’escargot s’écrient :

– Oh, il est là ! Hourra nous avons retrouvé notre petit!! Nous avons eu peur ! Merci les moustiques sympathiques, vous avez bien aidé notre chérubin.

L’escargot, tout groggy de son vol plané, mais très rassuré, dit aux moustiques: « Ouf ! Merci les amis ! Si encore aujourd’hui dans l’eau je n’ai pas nagé, dans le ciel j’ai volé !»

– Mais ne partez pas si vite, disent les escargots aux moustiques qui s’apprêtaient à décoller, vous prendrez bien une tasse de thé avec une part de tarte à la fraise ? »

 

 

 

 

Le 12 mai à la Fabrique du Monde à Houdan

Une grande première pour moi, aglagla! Mais la pluie était dehors. Car grâce à un accueil chaleureux, entourée de mes crayons, de mes carnets d’essais chouchoux et avec de belles visites surprises, c’était pour moi un moment joyeux.

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en classe avec l’album « Sur ma langue »

Voici quelques propositions d’activités sur l’album, activités d’observation ou activités plus créatives et ouvertes afin de laisser libre cours à l’imagination.

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discrimination visuelle

le puzzle de la couverture

cherche les éléments sur la langue du caméléon

texte et image, les détails

graphisme

des bonbons à l’intérieur du paysage

à partir de chaque cerf-volant

les poissons volants 

coloriage rythmé

dessin

dessin sur la langue du caméléon

C’est la nuit, la bulle

décoration de la chambre

la silhouette en jardin

écrit

Replace les mots qui composent le titre

Pense aux mots que tu aimes

Imagine que tu écris une lettre

des mots identiques

art

Le caméléon

Fond   craie grasse et encreGabarit caméléon de la couleur de la craie avec graphisme

Branche en crépon

Pompon pour l’œil

Chenille pour la langue

Cadre en papier déchiré de la couleur du caméléon

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La nuit blanche du nuage

Chez Palina Charabia chaque fin de mois de cette année 2018 on se fait plaisir en proposant un texte ou une illustration. La proposition de mars:

C’est l’histoire d’un nuage et d’un géant.

nuage nuage….. Et barbe de géant ne font pas forcément bon ménage!

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Une nuit, un nuage passe très près de la tête d’un géant. Il passe si près qu’il atterrit malgré lui dans la barbe du dormeur.

 

Le nuage voudrait continuer sa balade nocturne mais… Zut ! Il est coincé dans la barbe.

Il a beau remuer, gigoter, ou tournicoter, il s’emmêle de plus belle et se retrouve ligoté.

 

Le géant ronfle et agace. Il siffle et souffle sur le nuage insomniaque. « Inspirez… Expirez…  Quel dormeur gênant ! », ressasse de guerre lasse le nuage éveillé.

 

Alors, pour ne pas déranger les oiseaux qui finissent leur nuit, le nuage, somnolent à moitié, dans sa barbe dit:

« Vous n’avez pas fini ? Malpoli.»

 

Nouveauté de printemps!

Roulement de tambour pour  l’album 

Sur ma langue 

à paraître le 10 avril!

Sur le bout de ma langue j’ai un tas de bidules
Un morceau de poivre qui pique très fort
Un vieux chewing-gum qui fait des bulles
Et un secret qui s’accroche encore

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Autrice: Cee Cee Mia

Illustratrice: moi-même

On peut dès à présent le commander ici

 

 

Un éléphant en récré

C’est la graine d’idée de février avec Bénédicte, Palina Charabia entre autres:

Si tu pouvais avoir un super-pouvoir, lequel choisirais-tu ? 

Ici, pouvoir de l’imaginaire, à deux pas de chez soi!

 

06 et 07 éléphants

Ce soir, comme tous les soirs, Ursule raconte sa journée d’école à Papa et à Maman. Ce soir, Ursule raconte une drôle d’aventure. Écoutez plutôt :

« Ce matin à l’école Sylvain a amené son nouvel ami l’éléphant. Il est tout gris et il est très fort. »

Papa demande : « il est entré dans la classe ?

– Oh non ! , dit Ursule, il est bien trop grand pour entrer dans une classe. Il a attendu sagement dans la cour jusqu’à l’heure de la récréation. Quand on est sorti dehors, il avait l’air tout intimidé. Je ne savais pas qu’un éléphant ça pouvait être timide. Sylvain nous a prévenu : « Pour lui parler, il faut chuchoter, sinon il peut avoir peur. »

– Tu lui as parlé doucement alors? intervient Maman.

– Oui, en murmurant j’ai demandé à l’éléphant : « Ça va ? Tu es content d’être avec nous ?», il a fait oui avec la tête. Puis il a regardé à droite, à gauche, il avait l’air heureux de nous voir. Il a souri, on a bien vu ses dents quand il a souri. Juliette a proposé qu’on joue avec lui.

– À quoi avez-vous joué? demande Maman.

– L’éléphant s’est mis à plier ses deux pattes avant puis il s’est penché et on s’est mis à la queue leu leu pour grimper sur son dos très haut. Sa trompe est devenue un toboggan.

– Ça devait être un drôle de toboggan, dit Papa.

– Oh oui, dit Ursule, c’était amusant. Sur la trompe de l’éléphant on a glissé en se mettant sur le dos, tête en avant et sur le ventre aussi.

Après l’éléphant s’est redressé sur ses quatre pattes quand plus personne n’était dessus. Puis on s’est donné la main tout autour de lui et on a inventé une ronde aussi ronde que ses oreilles. On a tourné dans un sens puis dans l’autre, de plus en plus vite et « bam » tout le monde est tombé par terre.

« Ça n’a pas fait peur à l’éléphant ? », demande Papa.

– Non, dit Ursule, il a ri en barrissant comme ça : «  Brrrroa, brrrrrrrrrroa !

Ensuite il a fait la statue, comme celles de la rue, sans bouger du tout. Puis il s’est mis en pont et nous a dit : « passez dessous les petits loups.» dans son langage d’éléphant.

Après Juliette et Firmin sont allés chercher un grand seau rempli d’eau, car un éléphant ça doit boire beaucoup.

Il a commencé à boire, puis sans prévenir il s’est mis à souffler fort. Il a aspergé tous les enfants de la cour. On s’est retrouvés tout ruisselants d’eau.

 

Quand la récréation s’est terminée la maîtresse a dit au revoir à l’éléphant, on lui a fait des grands signes. On est rentré et lui est parti.

« Par où il est parti ? » demande Papa.

– Par le portail, Pardi !

 

 

Un pré irlandais

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C’était  un pré qui prenait la pluie tout l’automne et qui appelait la douce averse l’été.

C’était un  pré toujours mouillé qui se situait près de Galway. Les pieds nus s’y enfonçaient et l’herbe folle chatouillait jusqu’aux mollets.

Seuls les moutons comptaient avec fierté leurs pas de loup sans se tromper, leur sauts de moutons sans s’enrhumer. La première fois que je m’y rendis je fus très surpris car les moutons y bêlaient, les moutons y paissaient mais le plus étonnant est que les moutons y tricotaient.

De leur laine ils confectionnaient des paires de chaussettes par milliers: pour les enfants qui trottinaient, pour les bergers qui les gardaient ou pour tous les marcheurs égarés.

On venait de très loin pour explorer ce pré irlandais car jamais on n’avait vu ailleurs de joyeux moutons tricoteurs. Les aiguilles, tic tac tic tac, faisaient le bruit de tant d’horloges que les oiseaux n’approchaient guère.

Si par bonheur vous ne craignez ni les intempéries ni les forts cliquetis, rendez-vous y, c’est un bon conseil d’ami.

 

 

« Qui veut un cahier, un beau cahier couleur de terre ?

arbre07 copie« Qui veut un cahier, un beau cahier couleur de terre ?

Un beau cahier couleur d’écorce, couleur de peau d’arbre millénaire ? Brun clair, changeant de teinte à la lumière, changeant de ton à chaque saison. C’est un cahier qui aime qu’on lui raconte des histoires, des histoires de toutes sortes, pourvu qu’elles existent dans le monde des histoires.

Ce cahier vous accompagnera, n’hésitez pas, vous qui aimez rêver chaque jour de l’année. Ce cahier ne vous quittera jamais, très fidèle, c’est dedans que vous écrirez. Avec un crayon à papier ou un stylo d’encre colorée, les mots arriveront au gré de vos besoins.

Qui veut un cahier, un beau cahier couleur de terre ?

Un beau cahier couleur d’écorce, couleur de peau d’arbre millénaire ?

Ce n’est pas grand chose pourtant, un cahier, mais suffisant, pour ne plus toucher terre et rencontrer des peuples par milliers. Une suite de pages griffonnées et vous voilà sur des montagnes enneigées. On tourne la page et déjà le regard s’égare jusque dans les forêts très denses. Ou simplement vous pourrez vous rendre dans un tout petit jardin de rien du tout. Tout un monde naîtra sous vos yeux.

Tenez, c’est pour vous. Bon voyage. »